POESIES
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MUSIQUE ET CHANT
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http://chaabi.andalous.free.fr/swf1/meskoud/meskoud_assima.swf/SOUNDNAILS_meskoudassima.HTM
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Le temps des cerises
Paroles: Jean-Baptiste Clément. Musique: Antoine Renard 1867© Domaine autres interprètes: Fred Gouin, André Dassary, Suzy Delair, Jean Lumière, Tino Rossi, Yves Montand (1955), Nana Mouskouri, Colette Renard, Patrick Bruel (2002)note: En 1871, cette chanson devint l'hymne des insurgés au cours des journées sanglantes de la fin de la Commune. Nana Mouskouri ne chante pas le troisième couplet.
PRESSE
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OMAR KHAYAME _ Pensées
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lundi 18 août 2008
samedi 16 août 2008
Rey Malek
Pour voir photos Rey Malek et Laghouat
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Laghouat se souvient de Rey Malek
Rey Malek,
Le roi du luth, le chantre de Laghouat, le dernier des troubadours
Pourquoi «Rey Malek».
«... C'était au Maroc. A l'époque on discutait beaucoup de la question algérienne, et à chaque
fois le Sultan Mohamed V demandait à ce qu'on me consulte, on me disait «Hada, Ray El Malik» (Ceci est l'avis du roi). Comme j'étais aussi le roi du «oud», ce pseudonyme m'est resté jusqu'à maintenant...».
Pour Ibn Souraydj, le premier grand chanteur de l'Islam, le parfait musicien «c'est le seul qui enrichit la mélodie, a du souffle, donne leurs proportions aux mesures, souligne la prononciation, respecte les dissonances grammaticales, tient les notes longues à leur pleine valeur, sépare les notes courtes distinctement et, enfin, se sert correctement des modes rythmiques...». Cette célèbre définition sied, sans exagération aucune, comme un gant au virtuose du luth, à l'artiste à la voix d'or, à l'artiste à la mémoire gigantesque, à l'artiste aux connaissances artistiques incommensurables que fut Rey Malek. C'est à ce titre qu'un vibrant hommage lui sera rendu à titre posthume par l'association culturelle «Djoudour» (Racines) à travers des journées nationales sur la musique andalouse (1re édition) qui se tiendront du 22 au 25 du mois courant à la maison de la culture «Takhi Abdellah Benkeriou» de Laghouat, et auxquelles sont conviées, entre autres, les associations musicales «Ettarab El Acil» de Tlemcen et «Nassim El Andalous» d'Oran, ainsi que le groupe musical «Ghomari» de Nédroma, à l'instar de sa consoeur «El Moutribia» de Biskra, qui a organisé dernièrement une manifestation similaire à la mémoire de la diva Mériem Fekaï. A propos, qui est ce monument méconnu de l'art algérien, ce troubadour maghrébin et arabe, qui fut le compagnon des plus grands d'alors, tels El Hadj El Anka, Mahieddine Bachtarzi, Mohamed Belhadj Tlemçani...?
De son vrai nom Djoudi Mohamed Ben Ahmed Bentahar, Rey Malek est né (présumé) en 1902
à Laghouat, dans un quartier de l'est de la ville, fils d'Ahmed dont le métier est d'assurer, en 1915, à cheval, ensuite en voiture, la liaison postale Djelfa-Laghouat (A propos, à quand un hommage de l'Union postale universelle ou d'Algérie Poste pour ces valeureux «courriers» du désert?). Malek, un passionné de la diligence, abandonna, dès 15 ans, ses études pour aider son père, modeste employé postal (qui l'incita à travailler au sein de la même entreprise, et ce, avant la fin de la Première Guerre mondiale), comme apprenti graisseur.
Ensuite, il se réfugie à Tiaret, à l'insu de ses parents, où il travaille aussi comme distributeur de colis postaux sur la ligne Tiaret-Aflou. Auparavant, il fréquentait la zaouïa des Moussaoui à laquelle appartenait son père. Il y apprend la poésie mystique ainsi que la poésie populaire dite melhoun; ses dons artistiques se mettent en valeur en s'exerçant à mémoriser les textes mystiques notamment ceux de Sidi Boumédiène El-Mghite. Son maître, le Cheikh Mustapha Benhassen, va le distinguer parmi ses condisciples en qualité de moqadem.
Parallèlement à cette activité, le jeune Mohamed faisait une scolarité studieuse et très régulière, précédée d'une formation à l'école coranique à l'instigation de son père qui lui créa les conditions favorables pour qu'il apprenne l'arabe. Son éducation ainsi que son instruction étaient parfaites, c'est ce qui étonna ses parents en apprenant sa fugue à Tiaret. Après une courte période, il est reconduit à Laghouat par des amis de la famille qui l'avaient repéré («tout est rétrospectivement possible»). Par la suite, beaucoup d'adversités ont modifié, façonné sa vie, sa vision des choses, la philosophie de son existence... Son destin artistique semble croiser dans une certaine mesure celui de son alter ego algérois, Mahieddine Bachtarzi, qui fut pris en main par l'illustre maître de confession juive Edmond Yafil ainsi que la diva tlemcenienne du haouzi, Cheikha Tetma, parrainée elle aussi par un musicien israélite, en la personne de Braham Edderaii. En effet, un petit «job», commis de cocher chez l'un des Français les plus riches de sa région, a marqué un tournant décisif dans sa vie. C'est à partir de cette position relativement privilégiée qu'il a pu s'adonner à l'art, à la poésie. Vers 1917, un Juif, qui était président de la compagnie de diligence où il travaillait, était un amoureux de la flûte et jouait avec virtuosité.
Il a pris de lui les premiers enseignements, une pratique artistique en somme. Rey Malek se marie en 1920, puis à la mort de son père, il s'occupa d'un fonds de commerce d'alimentation générale. De son vivant, le père ne voulait en aucune manière que son fils apprenne ou fasse la musique. Nonobstant, le destin en a décidé autrement; car à la suite d'une altercation avec un policier français, et pour échapper à l'arrestation, il s'enfuit de Laghouat pour s'engager dans l'armée française où il s'intéresse à la flûte et au tambourin. Six mois plus tard, il devient tambourin-major du 17ème régiment de Chalan-sur-Chanvres en France. En 1924, il quitte l'armée et de retour à Laghouat, il retrouve sa mère malade et à la limite du dénuement. Sans emploi stable et révolté par le fait de voir la destinée se retourner contre lui et sa famille, il décide alors de partir au Maroc, à Rabat exactement, où il avait même obtenu un poste de travail de distributeur postal, ce métier qu'il connaissait bien.
Mais là aussi, il va subir la pression de son employeur qu'il quitte aussitôt pour Marrakech où vivait une de ses tantes; et c'est là qu'il pénétra par la grande porte le monde enchanteur de la musique. Sa carrière de musicien débuta en 1927. A l'époque, il commence à s'intéresser à la «mandoline». C'est pour cela qu'avant d'aller au Maroc, il se trouvait souvent au local de Mahieddine Bachtarzi à la rue Randon. C'est durant son long séjour marocain de douze ans (1926-1939) qu'il enrichit ses connaissances dans le patrimoine musical andalou en côtoyant plusieurs cheikhs célèbres de cette époque, qui sont Cheikhs El Kittani, Sidi El Kechachbi, El Ghali Latrèche, Abdeslem El Djène et Abdeslem El Khiati, spécialisés tous dans le genre
classique maghrébin, qui l'entourèrent de leur bienveillance. Conquis par le genre classique de Grenade el gharnati, Rey Malek perfectionna ses connaissances auprès d'un maître, Cheikh El Mtiri qui lui apprit à jouer du luth, un instrument qui va devenir son fétiche, après la flûte, la mandoline et la kamancha (violon), grâce aux conseils éclairés d'un maître réputé dans les milieux de la haute société marocaine à Rabat, Cheikh Tahar El-Djazaïri. Favorisé par sa mémoire prodigieuse, Rey Malek fixera dans son esprit tous les maqamète (modes ou tempéraments) en usage dans la grande musique arabe. Ce qui lui valut le titre «pseudonymique» de Rey Malek: «... C'était au Maroc.
A l'époque on discutait beaucoup de la question algérienne, et à chaque fois le Sultan Mohamed V demandait à ce qu'on me consulte, on me disait «Hada, Ray El Malik» (Ceci est l'avis du roi). Comme j'étais aussi le roi du «oud», ce pseudonyme m'est resté jusqu'à maintenant...», devait-il expliquer lors d'un entretien accordé dans les années 80 à l'hebdomadaire (défunt) «Algérie Actualités»'.
A partir du Maroc, il entame plusieurs autres voyages qui vont le mener en Tunisie et en Libye vers 1935. Il revient à Laghouat en 1938, où il apprend la mort de sa mère, survenue, sans qu'il ne le sache, plusieurs mois auparavant. Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, il est rappelé sous les drapeaux de l'armée. C'est au Liban qu'il sera affecté. Cet événement va lui permettre d'écrire une chanson (une complainte) intitulée «Mère, ne pleure pas» inspirée d'une poésie du poète populaire égyptien Seyed Derouiche. Cette «mobilisation» est la conséquence directe de sa passion pour le oud (écharqi), qui au Moyen-Orient faisait à l'époque des ravages. Si Tahar, un maître égyptien réputé comme chanteur au sein des familles bourgeoises, qui, grâce à son talent, était introduit dans tous les maqamète et dans l'aristocratie au Caire, l'a pris en affection et lui a permis de «grignoter» avec lui un peu de oud. Cette pérégrination moyen-orientale a, pour ainsi dire, été le contrepoids nécessaire à sa formation musicale qui était jusque-là fortement imprégnée de l'enseignement des Juifs. Avec Si Tahar, en Egypte et au Liban, il a ainsi tué, exorcisé le «juif» qui habitait «Rey Malek» pour le remplacer par un arabe, artistiquement s'entend. A ce titre, cette période qui verra des déplacements de Beyrouth au Caire et à Damas va être artistiquement aussi profitable que celle du Maroc, puisqu'il fit la rencontre du grand interprète et compositeur El Hadjar, qui l'introduisit dans les milieux artistiques du Caire et de Damas. En 1943, Rey Malek déserte l'armée et revient chez lui en Algérie. Il s'installe momentanément à Tlemcen, craignant d'être rappelé; là, il continue aussitôt son activité artistique auprès de Cheikh Mohamed Belhadj Tlemçani, dans le but de parfaire sa formation andalouse: «Croyez-mois, apprendre le chant de Si Med Tlemçani n'était pas une mince affaire, ni un honneur infime», devait-il avouer avec modestie, de son vivant. Quelque temps après, Moufdi Zakaria le prend avec lui à Alger. Là, il le recommande à quelqu'un à la rue Bouthin pour qu'il l'introduise chez Ahl El-Fen comme on disait dans le temps. Un peu plus tard, ce local de la rue Bouthin a pratiquement perdu tout caractère lucratif, devenant le lieu de ralliement de tous les Algériens épris d'art et qui voulaient inscrire leur action artistique dans une mouvance autre que celle de l'art de la «coloniale» (Soulignons que ce local rappelle, de par sa «vocation», le salon de coiffure de Cheikh Boudelfa, le maître de Cheikh Larbi Bensari, d'El Medress à Tlemcen ainsi que la boutique de Cheikh Omar Bekhchi, le maître de Hadj Abdelkrim Dali, de la rue de Mascara dans la même ville). A la rue Bouthin, ses fans étaient, entre autres, Mustapha Skandrani, Debbah Ali dit Alilou et Amraoui Missoum, qui vont l'entourer de tous les égards dus à un grand maître. Le chanteur de chaâbi Cheikh Kaddour Cherchalli dut son initiation dans la technique instrumentale à Rey Malek.
C'était la période où Si Ahmed Lakehal faisait des prouesses de souplesse et d'ingéniosité pour permettre à des Algériens de passer à Radio-Alger. C'était l'époque ou Châalal El-Blidi faisait des merveilles dans le naï (flûte orientale), Touri dans le théâtre... Le oud (luth) était un instrument encore nouveau à l'époque. C'est ce qui explique ses succès initiaux. D'après lui, et selon plusieurs témoignages, il a été le premier à consacrer et généraliser le luth oriental en Algérie.
Il donne les indications nécessaires à son cousin, ébéniste, Djoudi Mabrouk, qui s'est mis à la fabrication artisanale de cet instrument (il fabriqua son premier luth en 1930). A noter qu'à Laghouat, le luth est appelé dans le jargon local fhel alors qu'à Tlemcen ce vocable est utilisé
dans le dialecte citadin pour désigner la flûte traditionnelle. Lors d'un salon national sur les instruments de musique traditionnels qui s'était tenu il y a quelque temps à Tlemcen, l'actuel wali Abdelouahab Nouri avait invité ce dernier à s'installer dans la cité des Zianides pour former les jeunes dans le métier de la lutherie en lui proposant un poste à l'institut des arts traditionnels de la ville.
Signalons au passage que Si Mabrouk «le luthier magicien» s'est éteint le 16 février dernier. Evoquant El Hadj El Anka (qui, dit-on, n'hésitait pas à le consulter), Rey Malek rapportera dans le même journal: «Tu vois ce mandole ? Et bien, mon ami, sache qu'une fois dans une soirée à la rue Bouthin, El Hadj El Anka, Allah yarahmou, en a si bien joué, a si virtuosement fait «parler» ses cordes qu'un Juif qui était avec nous a comparé ce mandole d'El Anka à des cloches d'une église... Ce jour-là, pourtant, «El Hadj» avait joué faux. Tu sais pourquoi je te dis cela ? Pour que tu me dises combien de fois la télévision passe «El Hadj» ? Combien de fois elle parle de Touri,
de Rachid K'sentini ?...». Ne dit-on pas que nul n'est prophète en son pays ?
De L'association Musicale «Ettarab El Acil» De La Ville De Tlemcen
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Laghouat se souvient de Rey Malek
Rey Malek,
Le roi du luth, le chantre de Laghouat, le dernier des troubadours
Pourquoi «Rey Malek».
«... C'était au Maroc. A l'époque on discutait beaucoup de la question algérienne, et à chaque
fois le Sultan Mohamed V demandait à ce qu'on me consulte, on me disait «Hada, Ray El Malik» (Ceci est l'avis du roi). Comme j'étais aussi le roi du «oud», ce pseudonyme m'est resté jusqu'à maintenant...».
Pour Ibn Souraydj, le premier grand chanteur de l'Islam, le parfait musicien «c'est le seul qui enrichit la mélodie, a du souffle, donne leurs proportions aux mesures, souligne la prononciation, respecte les dissonances grammaticales, tient les notes longues à leur pleine valeur, sépare les notes courtes distinctement et, enfin, se sert correctement des modes rythmiques...». Cette célèbre définition sied, sans exagération aucune, comme un gant au virtuose du luth, à l'artiste à la voix d'or, à l'artiste à la mémoire gigantesque, à l'artiste aux connaissances artistiques incommensurables que fut Rey Malek. C'est à ce titre qu'un vibrant hommage lui sera rendu à titre posthume par l'association culturelle «Djoudour» (Racines) à travers des journées nationales sur la musique andalouse (1re édition) qui se tiendront du 22 au 25 du mois courant à la maison de la culture «Takhi Abdellah Benkeriou» de Laghouat, et auxquelles sont conviées, entre autres, les associations musicales «Ettarab El Acil» de Tlemcen et «Nassim El Andalous» d'Oran, ainsi que le groupe musical «Ghomari» de Nédroma, à l'instar de sa consoeur «El Moutribia» de Biskra, qui a organisé dernièrement une manifestation similaire à la mémoire de la diva Mériem Fekaï. A propos, qui est ce monument méconnu de l'art algérien, ce troubadour maghrébin et arabe, qui fut le compagnon des plus grands d'alors, tels El Hadj El Anka, Mahieddine Bachtarzi, Mohamed Belhadj Tlemçani...?
De son vrai nom Djoudi Mohamed Ben Ahmed Bentahar, Rey Malek est né (présumé) en 1902
à Laghouat, dans un quartier de l'est de la ville, fils d'Ahmed dont le métier est d'assurer, en 1915, à cheval, ensuite en voiture, la liaison postale Djelfa-Laghouat (A propos, à quand un hommage de l'Union postale universelle ou d'Algérie Poste pour ces valeureux «courriers» du désert?). Malek, un passionné de la diligence, abandonna, dès 15 ans, ses études pour aider son père, modeste employé postal (qui l'incita à travailler au sein de la même entreprise, et ce, avant la fin de la Première Guerre mondiale), comme apprenti graisseur.
Ensuite, il se réfugie à Tiaret, à l'insu de ses parents, où il travaille aussi comme distributeur de colis postaux sur la ligne Tiaret-Aflou. Auparavant, il fréquentait la zaouïa des Moussaoui à laquelle appartenait son père. Il y apprend la poésie mystique ainsi que la poésie populaire dite melhoun; ses dons artistiques se mettent en valeur en s'exerçant à mémoriser les textes mystiques notamment ceux de Sidi Boumédiène El-Mghite. Son maître, le Cheikh Mustapha Benhassen, va le distinguer parmi ses condisciples en qualité de moqadem.
Parallèlement à cette activité, le jeune Mohamed faisait une scolarité studieuse et très régulière, précédée d'une formation à l'école coranique à l'instigation de son père qui lui créa les conditions favorables pour qu'il apprenne l'arabe. Son éducation ainsi que son instruction étaient parfaites, c'est ce qui étonna ses parents en apprenant sa fugue à Tiaret. Après une courte période, il est reconduit à Laghouat par des amis de la famille qui l'avaient repéré («tout est rétrospectivement possible»). Par la suite, beaucoup d'adversités ont modifié, façonné sa vie, sa vision des choses, la philosophie de son existence... Son destin artistique semble croiser dans une certaine mesure celui de son alter ego algérois, Mahieddine Bachtarzi, qui fut pris en main par l'illustre maître de confession juive Edmond Yafil ainsi que la diva tlemcenienne du haouzi, Cheikha Tetma, parrainée elle aussi par un musicien israélite, en la personne de Braham Edderaii. En effet, un petit «job», commis de cocher chez l'un des Français les plus riches de sa région, a marqué un tournant décisif dans sa vie. C'est à partir de cette position relativement privilégiée qu'il a pu s'adonner à l'art, à la poésie. Vers 1917, un Juif, qui était président de la compagnie de diligence où il travaillait, était un amoureux de la flûte et jouait avec virtuosité.
Il a pris de lui les premiers enseignements, une pratique artistique en somme. Rey Malek se marie en 1920, puis à la mort de son père, il s'occupa d'un fonds de commerce d'alimentation générale. De son vivant, le père ne voulait en aucune manière que son fils apprenne ou fasse la musique. Nonobstant, le destin en a décidé autrement; car à la suite d'une altercation avec un policier français, et pour échapper à l'arrestation, il s'enfuit de Laghouat pour s'engager dans l'armée française où il s'intéresse à la flûte et au tambourin. Six mois plus tard, il devient tambourin-major du 17ème régiment de Chalan-sur-Chanvres en France. En 1924, il quitte l'armée et de retour à Laghouat, il retrouve sa mère malade et à la limite du dénuement. Sans emploi stable et révolté par le fait de voir la destinée se retourner contre lui et sa famille, il décide alors de partir au Maroc, à Rabat exactement, où il avait même obtenu un poste de travail de distributeur postal, ce métier qu'il connaissait bien.
Mais là aussi, il va subir la pression de son employeur qu'il quitte aussitôt pour Marrakech où vivait une de ses tantes; et c'est là qu'il pénétra par la grande porte le monde enchanteur de la musique. Sa carrière de musicien débuta en 1927. A l'époque, il commence à s'intéresser à la «mandoline». C'est pour cela qu'avant d'aller au Maroc, il se trouvait souvent au local de Mahieddine Bachtarzi à la rue Randon. C'est durant son long séjour marocain de douze ans (1926-1939) qu'il enrichit ses connaissances dans le patrimoine musical andalou en côtoyant plusieurs cheikhs célèbres de cette époque, qui sont Cheikhs El Kittani, Sidi El Kechachbi, El Ghali Latrèche, Abdeslem El Djène et Abdeslem El Khiati, spécialisés tous dans le genre
classique maghrébin, qui l'entourèrent de leur bienveillance. Conquis par le genre classique de Grenade el gharnati, Rey Malek perfectionna ses connaissances auprès d'un maître, Cheikh El Mtiri qui lui apprit à jouer du luth, un instrument qui va devenir son fétiche, après la flûte, la mandoline et la kamancha (violon), grâce aux conseils éclairés d'un maître réputé dans les milieux de la haute société marocaine à Rabat, Cheikh Tahar El-Djazaïri. Favorisé par sa mémoire prodigieuse, Rey Malek fixera dans son esprit tous les maqamète (modes ou tempéraments) en usage dans la grande musique arabe. Ce qui lui valut le titre «pseudonymique» de Rey Malek: «... C'était au Maroc.
A l'époque on discutait beaucoup de la question algérienne, et à chaque fois le Sultan Mohamed V demandait à ce qu'on me consulte, on me disait «Hada, Ray El Malik» (Ceci est l'avis du roi). Comme j'étais aussi le roi du «oud», ce pseudonyme m'est resté jusqu'à maintenant...», devait-il expliquer lors d'un entretien accordé dans les années 80 à l'hebdomadaire (défunt) «Algérie Actualités»'.
A partir du Maroc, il entame plusieurs autres voyages qui vont le mener en Tunisie et en Libye vers 1935. Il revient à Laghouat en 1938, où il apprend la mort de sa mère, survenue, sans qu'il ne le sache, plusieurs mois auparavant. Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, il est rappelé sous les drapeaux de l'armée. C'est au Liban qu'il sera affecté. Cet événement va lui permettre d'écrire une chanson (une complainte) intitulée «Mère, ne pleure pas» inspirée d'une poésie du poète populaire égyptien Seyed Derouiche. Cette «mobilisation» est la conséquence directe de sa passion pour le oud (écharqi), qui au Moyen-Orient faisait à l'époque des ravages. Si Tahar, un maître égyptien réputé comme chanteur au sein des familles bourgeoises, qui, grâce à son talent, était introduit dans tous les maqamète et dans l'aristocratie au Caire, l'a pris en affection et lui a permis de «grignoter» avec lui un peu de oud. Cette pérégrination moyen-orientale a, pour ainsi dire, été le contrepoids nécessaire à sa formation musicale qui était jusque-là fortement imprégnée de l'enseignement des Juifs. Avec Si Tahar, en Egypte et au Liban, il a ainsi tué, exorcisé le «juif» qui habitait «Rey Malek» pour le remplacer par un arabe, artistiquement s'entend. A ce titre, cette période qui verra des déplacements de Beyrouth au Caire et à Damas va être artistiquement aussi profitable que celle du Maroc, puisqu'il fit la rencontre du grand interprète et compositeur El Hadjar, qui l'introduisit dans les milieux artistiques du Caire et de Damas. En 1943, Rey Malek déserte l'armée et revient chez lui en Algérie. Il s'installe momentanément à Tlemcen, craignant d'être rappelé; là, il continue aussitôt son activité artistique auprès de Cheikh Mohamed Belhadj Tlemçani, dans le but de parfaire sa formation andalouse: «Croyez-mois, apprendre le chant de Si Med Tlemçani n'était pas une mince affaire, ni un honneur infime», devait-il avouer avec modestie, de son vivant. Quelque temps après, Moufdi Zakaria le prend avec lui à Alger. Là, il le recommande à quelqu'un à la rue Bouthin pour qu'il l'introduise chez Ahl El-Fen comme on disait dans le temps. Un peu plus tard, ce local de la rue Bouthin a pratiquement perdu tout caractère lucratif, devenant le lieu de ralliement de tous les Algériens épris d'art et qui voulaient inscrire leur action artistique dans une mouvance autre que celle de l'art de la «coloniale» (Soulignons que ce local rappelle, de par sa «vocation», le salon de coiffure de Cheikh Boudelfa, le maître de Cheikh Larbi Bensari, d'El Medress à Tlemcen ainsi que la boutique de Cheikh Omar Bekhchi, le maître de Hadj Abdelkrim Dali, de la rue de Mascara dans la même ville). A la rue Bouthin, ses fans étaient, entre autres, Mustapha Skandrani, Debbah Ali dit Alilou et Amraoui Missoum, qui vont l'entourer de tous les égards dus à un grand maître. Le chanteur de chaâbi Cheikh Kaddour Cherchalli dut son initiation dans la technique instrumentale à Rey Malek.
C'était la période où Si Ahmed Lakehal faisait des prouesses de souplesse et d'ingéniosité pour permettre à des Algériens de passer à Radio-Alger. C'était l'époque ou Châalal El-Blidi faisait des merveilles dans le naï (flûte orientale), Touri dans le théâtre... Le oud (luth) était un instrument encore nouveau à l'époque. C'est ce qui explique ses succès initiaux. D'après lui, et selon plusieurs témoignages, il a été le premier à consacrer et généraliser le luth oriental en Algérie.
Il donne les indications nécessaires à son cousin, ébéniste, Djoudi Mabrouk, qui s'est mis à la fabrication artisanale de cet instrument (il fabriqua son premier luth en 1930). A noter qu'à Laghouat, le luth est appelé dans le jargon local fhel alors qu'à Tlemcen ce vocable est utilisé
dans le dialecte citadin pour désigner la flûte traditionnelle. Lors d'un salon national sur les instruments de musique traditionnels qui s'était tenu il y a quelque temps à Tlemcen, l'actuel wali Abdelouahab Nouri avait invité ce dernier à s'installer dans la cité des Zianides pour former les jeunes dans le métier de la lutherie en lui proposant un poste à l'institut des arts traditionnels de la ville.
Signalons au passage que Si Mabrouk «le luthier magicien» s'est éteint le 16 février dernier. Evoquant El Hadj El Anka (qui, dit-on, n'hésitait pas à le consulter), Rey Malek rapportera dans le même journal: «Tu vois ce mandole ? Et bien, mon ami, sache qu'une fois dans une soirée à la rue Bouthin, El Hadj El Anka, Allah yarahmou, en a si bien joué, a si virtuosement fait «parler» ses cordes qu'un Juif qui était avec nous a comparé ce mandole d'El Anka à des cloches d'une église... Ce jour-là, pourtant, «El Hadj» avait joué faux. Tu sais pourquoi je te dis cela ? Pour que tu me dises combien de fois la télévision passe «El Hadj» ? Combien de fois elle parle de Touri,
de Rachid K'sentini ?...». Ne dit-on pas que nul n'est prophète en son pays ?
De L'association Musicale «Ettarab El Acil» De La Ville De Tlemcen
dimanche 10 août 2008
Les JUIFS d'Algerie
Ecoutez la chanson Ma Patrie d'Enrico Macias.
Essai
HISTOIRE DES JUIFS D'ALGERIE
Enrico Macias :
Ma Patrie Ma patrie,
où le ciel et la mer se ressemblent,
Est vêtue de soleil et noyée de bleu tendre
Et quand viennent les bateaux,
On les prend pour des oiseaux
Dans le bleu de l'horizon
Qui les confond
Ma patrie, où le ciel et la mer sont les mêmes,
Les affairent, elle et lui, comme un couple qui s'aime
Tous les deux, au matin, blancs comme les amandes,
Et le jour, tout éblouis Frangés d'or et de chaleur
Tous les deux, reflétant les lumières qui tremblent
Des étoiles de minuit Et des torches des pêcheurs
Ma patrie, où le ciel et la mer se ressemblent,
A, pour moi, dans la gorge, un orchestre qui chante
Un chant pur et fraternel Dont les mots sont éternels,
Où je vais, le coeur tendu Et les pieds nus
Ma patrie, où le ciel et la mer me rassurent
C'est, là-bas, un pays sans murs et sans armures
Et je vois rire une fiancée sur la plage
Elle attend au soleil fou Elle court au rendez-vous
Où l'amour jaillira dans un élan sauvage
Comme un cri né sur la mer,
Comme un pin dans la lumière
Où l'amour nous fondra,
tous les deux comme un bleu de mirage
Dans la mer et dans le ciel
Dans le ciel de ma patrie
_____________________
Les Juifs d'Algérie, très anciens dans notre pays à l'instar des frères BACRI
intermédiaires dans les transactions commerciales avec la France, dont celle du blé algérien
endu avec facilités et qui ne fut pas payé causant et entrainant l'occupation de notre patrie
parla France en 1830.
Les juifs avaient les mêmes coutumes, à quelques petites différences près que les Algériens, surtout dans le sud où ils portaient burnous et chèche (lahfaya), robes algériennes et têtes couvertes à l'identique. Ils parlaient arabe et leurs demeures étaient semblables à celles des autochtones.
Depuis l'indépendance du pays, ils se sont éparpillés entre l'Europe, surtout enFrance, les Etats Unis et Israel, particulièrement à Jerusalem où on continue à les appeler les séfarades ou sépharades.
Cliquez et écouter
Sylvain Ghrenassia
HOSENEL RIDAL.mp3
15 - BELALEJ.mp3
Simone Tamar
3 DJesmi Fana.mp3
4 Ala Men Takoun.mp3
5 Men DJat Forgtou.mp3
04 - FARAQOUNI.mp3
D'ailleurs même en Israel, beaucoup de familles séfarades ont conservé leshabitudes d'ici et continuent par exemplede chanter en leur arabe algérien, ce que nous entendrons ci-après confirmer par l'Orchestre National Andalou d'Israel qui reprend Dahmane El Harrachi - "Ya rayeh ouen trouh ta'ya oua touelli" , LiliBoniche et bien d'autres interprètes algériens juifs. Des interprétations fortpoignantes et pleines de nostalgie et de mélancolie.
http://votrezo.com/viewMusic.php?fileID=68 (Dahmane El Harrachi)
Cliquez et écouter
Lalloum
01 - INTRO.mp3
02 - SANIA OUEL BIR.mp3
03 - WAHDEL RZENELAY FELIOM.mp3
04 - INTRO.mp3
05 - FADEL OUARCH ARLIA.mp3
06 - LA YALABE CEDE.mp3
Dans le sud algérien, et même ailleurs, il y avait "la rue des Juifs" souvent en plein centre ville
en plus des autres habitations qu'occupaient leurs correli-gionnaires dans le reste de la cité. Les juifs, fervents pratiquants, vivaient en parfaite harmonie avec les Algériens et les femmes des deux communatés se rendaient mutuellement visite.
Edmond Attlan
06 - SIDI ROHI AAKLI.mp3
02 - EENI EENIYA.mp3
Vu sur d'autres sites, les internautes juifs algériens le sont toujours :
Re: Blond-Blond
Auteur: georgeot (IP enregistrée)
Date: 26 January 2007, 15:19
Bonjour Willbens,
Lili boniche n'est pas d'Oran mais pur Algerois! Ha ha ha
Halkouma (petite douceur) Ya biyadi ya nasse est une chansson oranaise que l'on chante pour des fillancalles et le jour de la "HANNA",elle est moitiés arabe un peu hebreu et espagniole, on trouve des reprises par des artistes inconnues, je possede une K7 par Mme jeanette EBEHO une tlemcienienne.
Miriam (petite goutte d'eau) Pour Reinette de prénom Sultana Messaouda Bt Daoud youssef & Esther Bt Makhlouf b Yéhouda Reinette a eu comme époux ,Georges Layani de Laghouat qui lors d'une tournée dans cette région est tombé amoureux d'elle.
Elle déceda quelques jours après l'incendie de sa maison a Romainville pres de Paris, georges son epoux inconsolable se laissa aller et succomba lors de la canicule de 2002.Ils sont tous deux inhumés au cimetiere paisien de pantin ,que D... repose leur ame
et qu'ils prient pour nous Amitiées à tous et toutes Gorges .K
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Bonjour à tous les internautes de ce forum je suis algerien et musulman et je suis fier de ce merveilleux patrimoine culturel musical laissé par les algeriens qu'ils soient juifs ou musulmans , je pense notamment à edmond nathan yafil le premier grand maitre qui a presenté une these sur la musique arabo-andalouse en 1904 à Paris , mais aussi à maalam mouzino , laho seror , saoud el ouahrani , reinette , lili boniche , lili el-abassi , salim lahali ,alice fitoussi ,etc... tous ces grands maitres avec les musulmans ( sfindja, sadek bejaoui, les freres fekhardji , mohamed benteffahi ,cheikh m'hamed el anka ...) ont contribué à sauvegarder ce precieux patrimoine
dont nous sommes si fiers aujourd'hui et que nous devons preserver pour les generations futures.
ZYRIAB
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Bonjour à tous,
Une question au sujet de Blond Blond. J'ai lu quelque part qu'il avait chanté pour le jour de l'Indépendance algérienne à Paris.En savez vous plus sur ce concert? Peut être certains d'entre vous y ont assisté ou en ont entendu parler? J'espere avoir des réponses, A bientôt,
Myriam.
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bonjour
je m'appelle Colette Charbit, ma famille et la famille de mon mari sont tous nes en Algerie. nous habitons en Israel et je prepare un doctorat sur l'art juif en Algerie. c'est un sujet sur lequel il n'y a pratiquement rien d'ecrit. ma recherche est donc d'autant plus difficile.j'aurais besoin d'aide afin de recenser et photographier tout objet de culte ou lie a la vie juive. c'est mon 1er objectif.
j'aimerais aussi recueillir des temoignages de personnes se souvenant de coutumes locales biens specifiquesje serais heureuse de votre aide merci d'avance
Colette Charbit
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Bonjour Colette Charbit,
Sur ce qui est de votre recherche, effectivement les juifs d'Algérie avais traditions et coutumes, mais sur d’autre plans il n’avais pas beaucoup de différances. De mon coté je peu vous aidé car je fait partie d'une association qui regroupe, musulmans, juifs et chrétiens de Constantine en France. donc je suis en contacte avec certaines personnes âgées juifs qui ont vécu a Constantine sont parmi nous. Aussi, je suis musicien, chanteur et interprètes de notre chère musique arabo andalous (malouf Constantinois). Dans l'un des grands cheikhs été juifs du nom de Raymond beau-père d'enrco macias. a cet effet, j’ai en ma possession un enregistrement original, rarre et précieux de ce cheikh Raymond. ainsi que d'autre manuscrits très enceignes de cette musique qui lui appartiennes. la seul chose, que j'aimerai que vous sachiez, est que les juifs et les arabes a l'époque avaient la même culture. Ils interprètent la musique ou ils font la couture ou autre chose de la même façon, ils avait pas un art spécifique à eux. Ce qu’ils ont de spécifique c’est certainement ce qui est en rapport avec la religion, que soit vestimentaire ou autre. Je vous aiderai volontiers en vous mettons en contacte avec ces personnes de l’époque et qui sont toujours en vie. mais je souhaite que sa soit en privé
Cordialement
faouzi
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Lors d'absences pour une raison ou une autre, elles se confiaient la garde des enfants.Mieux, il arrivait souvent qu'en cas de maladie ou tout autre empêchement, les mamans allaitaient les enfants des autres et vice et versa, ce qui en faisait des "frères de lait". Personnellement, j'ai vu ces prises en charge. Sans compter les échanges de plats culinaires et les invitations aux mariages et autres festivités. Et d'ailleurs beaucoup de prénoms communs aux familles juives et algériennes les rapprochaient encore davantage: Messaouda, TaharMakhlouf, Yagoub, Nakhla, Sultana, Daoud, Aicha, Salem, Ayache, Bziza, Ibrahim, Tayeb...Bien sûr les mariages entre les deux communautés étaient bannis. Cependant, lorsque la passion était la plus forte, des unions clandestines se faisaient avant d'éclater au grand jour. L'un de mes amis y succomba. Et ce n'est que devant la furie aveugle de l'OAS que sa compagne se replia à Paris d'où elle demande souvent des nouvelles de saville...
Les Algériens ont toujours montré leur respect pour les autres religions particulièrement celle des Israelites qu'ils aidaient par exemple à allumer leur feu le jour du shabat, leurs croyances les en interdisant
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C’était en 1999, à l’Olympia à Paris, une salle comble mêlant émotion et ferveur. Sur scène, un quasi-octogénaire plus très solide dont la moitié de la salle connaissait par cœur les refrains et pressentait que ça risquait d’être le dernier concert public. Lili Boniche, le dernier survivant d’une culture judéo-arabe, s’est éteint dans la plus grande discrétion le 6 mars à Paris, mais on ne l’a appris que cette semaine. Lili qui? Tous ceux qui se poseront cette question faute d’avoir entendu le nom de ce chanteur né en 1921 dans la casbah d’Alger, reconnaîtront immédiatement certaines de ses chansons les plus connues, ne serait-ce que l’air de « Ana al Warka » qui passe chaque soir au générique de l’émission « Des mots de minuit » sur France2. D’autres refrains trottent dans beaucoup de têtes, tel
" On m’appelle l’Oriental, parce que je suis sentimental "
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Déjà en son temps l’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme».Initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée.....
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Enrico Macias
Ecouter (MP3) Constantine Ecouter (MP3) Constantina
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" Mon cœur est devenu apte à revêtir toutes les formes:Il est pâturage pour les gazelles et couvent pour les moines Temple pour les idoles et Kaaba pour le pèlerin Il est les tables de la Torah et le livre du Coran.Je professe la religion de l’amour, quel que soit le lieu Vers lequel se dirige ses caravanes "
Abd el Kader est un personnage éminent et charismatique, inscrit au panthéon de l’histoire de l’Algérie contemporaine. Fondateur d’un état moderne, humaniste et mystique, il ne cessa d’œuvrer au rapprochement de l’Orient et de l’Occident et au dialogue des cultures et des religions.
Après dix-sept années de lutte contre l’occupation française en Algérie, emprisonné puis libéré par Bonaparte, il s’exile en Turquie, puis en Syrie, où il se consacre à l’enseignement et à la méditation. Il est inhumé à Damas, aux côtés de son maître soufi, Ibn `Arabi, puis au cimetière d'El Alia à Alger.
Cliquez et régalez-vous
Laurent Nakache
lali bedol nechkki.mp3 1er dalma.mp3
1 habibi tabibi.mp3 2 djesmifana.mp3 3 ala men takoum.mp3 4 ya wahdel ghouziel.mp3
1 houssn el aaidar.mp3
koum tara.mp3
lech ya adheb el qouloub.mp3
Les Juifs d'ici ont toujours été considérés comme nationaux et la confirmation en est faite par les appels du FLN en leur direction lors de la lutte de libération.
Peu de Juifs parlaient français et l'arabe était la langue commune.
LE FLN ET LES JUIFS
Le 15juin 1956, dans l'hebdomadaire marocain AI Istiqlal, des nationalistes algériens demandent aux Juifs d'Algérie de rejoindre leur combat : " Pour eux (les Juifs) le moment du choix et des grandes décisions est arrivé. Dès leur plus tendre enfance, on leur a inculqué ce patriotisme de pacotille et ce respect de la grandeur impériale (...) Pour nous,Algériens, le choix est fait car malgré Rousseau, Baudelaire et Rimbaud, malgré Pasteur et les encyclopédistes, maIgré tout ce en quoi on a cru et tout ce qu'on a aimé, nous préféronsécouter la voix de nos morts glorieux et obscurs."Le 1er décembre 1959, le FLN édite une brochure : FLN -Documents à l'adresse du peuple français, les Juifs d'Algérie dans le combat pour l'indépendance nationale. Dans le préambule, on peut lire : " Certains s'inquiètent du sort qui sera fait aux Israélites dans la communauté algérienne de demain. Les uns ressentent cette inquiétude en toute bonne foi et avec le réel souci d'un avenir fraternel dans une Algérie indépendante. Les autres la formulent avec une évidente malveillance et dans l'unique but d'accumuler les obstacles sur la route de notre liberation " La Révolution algérienne, est-il précisé, n'est ni une guerre civile ni une guerre de religion ; elle veut conquérir l'indépendance nationale pour installer une république démocratique et sociale garantissant une véritable égalité entre tous les citoyens d'une même patrie, sans discrimination. En août 1956, lors du Congrès de la Soummam, qui se tient dans un petit village de la vallée, la question de la minorité juive est abordée par le FLN. Les Algériens d'origine, est-il note, n'ont pas encore surmonté leurs troubles de conscience. Mais on exprime l'espoir qu'ils suivront en grand nombre le chemin de ceux qui ont répondu à l'appel de la "patrie généreuse, donné leur amitié à la Révolution en revendiquant avec fierté leur nationalité algérienne". Le Congrès regrette le silence du grand rabbin d'Alger, l'opposant à l'attitude réconfortante de l'archevêque qui s'est dressé avec courage, publiquement, contre le courant et
a condamné "l'injustice coloniale". Pourtant, il est dit que l'immense majorité des Algériens s'est gardée de considérer la communauté juive comme passée défnitivement dans le camp ennemi."Le 1er octobre 1956, une lettre est adressée au grand rabbin d'Alger, Eisenbeth, aux membres du Consistoire israélite, aux élus et à tous les responsables de la communauté israélite d'Algérie. Cette lettre est entrée dans l'histoire comme " l'Appel de la Soummam". Dans son ouvrage Vérité sur la Révolution algérienne, Mohamed Lebjaouï, qui fut un temps chef de la délégation du FLN en France, en revendique la paternité. L'Appel demande à la communauté israélite d'affirmer solennellement son appartenance à la nation algérienne afin de dissiper tous les malentendus". Une telle déclaration extirpera les germes de haine entretenus par le colonialisme français". La lettre exprime le regret qu'à la réunion du Congrès juif mondial tenue
à Londres, les délégués de l'Algérie, à la différence de ceux de Tunisie et du Maroc, se soient prononcés pour la citoyenneté française. Elle souligne qu'à la suite des troubles "colonio-fascistes"du 6 février 1956, au cours desquels sont apparus des slogans antijuifs, la communauté israélite s'est orientée vers une attitude neutraliste. Pourtant, à Alger notamment, un groupe d' israélites de toutes conditions a eu le courage d'entreprendre une action nettement anticolonialiste, en affirmant son choix raisonné et définitif pour la nationalitéalgérienne." La condition des juifs sous Pétain est rappelée : les Juifs avaient perdu leur nationalité française a une époque ou, en France, ils étaient moins considérés que les animaux, n' avaient même pas le droit d'enterrer leurs morts, Ces derniers étant enfouis clandestinement la nuit, n'importe où,
en raison de l'interdiction absolue pour les Juifs de posséder le moindre Cimetière." L'Appel se termine sur une note d'espoir: " Les dirigeants de la communauté juive auront la sagesse de contribuer à l'édification d'une Algérie libre et véritablement fraternelle." Le FLN exprime sa conviction que les responsables comprendront qu'il est de leur devoir et de l'intérêt de toute la communauté israélite de ne plus demeurer "au-dessus de la mêlée", de condamner sans rémission le régimecolonial français agonisant, et de proclamer leur option pour la nationalité algérienne".
Les autorités consistoriales, qui représentent les seuls intérêts spirituels et religieux du judaïsme, ne peuvent répondre au nom de leurs coreligionnaires. Elles gardent le silence,et c'est le CJAES qui répond, fin novembre 1956, exprimant la position que nous avons relevée plushaut.
Un Comité pour la Sauvegarde de la Casbah d'Alger comprenant différentes personnalités de
tous bords et de toutes confessions mais également compatriotes a été constitué. Comme notre
sujet concerne nos nationaux juifs, qui n'ont donc pas oublié leur pays, nous nous limiterons à
en citer deux seulement:
- Roger HANIN, artiste, né le 2O Octobre 1925 à Alger, de son vrai nom Roger LEVY, né dans
le quartier de la Casbah d'Alger. Son pseudonyme HANIN vient du nom de famille de sa mère
qu'il a adopté en 1957
- Jacques ATTALI, notre compatriote qui nous a fait l’honneur de marquer son adhésion à la démarche.
En 1966, il sort major de promotion de Polytechnique . Docteur d'État en sciences économiques, Ingénieur de l'École des mines de Paris, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Science Po) et de l'École nationale d'administration (ÉNA) dont il sort troisième de sa promotion en 1970 (promotion Robespierre). Conseiller du Président F.Mitterrand.
«On admire ceux qui héritent d’un patrimoine,
et non ceux qui cherchent à s’en constituer un par leur travail».
Jacques ATTALI
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http://chaabi.andalous.free.fr/swf1/meskoud/meskoud_assima.swf/SOUNDNAILS_meskoudassima.HTM
et pour finir, Mohamed Lamari vous dit de venir en Algérie arouahleldzazar2.mp3
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Quelques compatriotes devenus célèbres
Bernard Henry Levy Bernard Henry Levy est écrivain. IL est né le 5 novembre 1948 à Beni Saf. Enfant, ses parents rentrent en France et il est élevé à Neuilly sur seine.Diplomé de l'école normale supérieure en 1968, il publie ses premiers écrits dans la revue 'Combats'. il publie son premier roman 'Le diable en tête' en 1984. En 1994, il participe au film 'Bosna' sur le siège de Sarajevo. Son dernier roman, 'Le siècle de Sartre', est sorti très récemment aux éditions Grasset. Alain Chabat Il est né le 24 novembre 1958 à Oran (Algérie). Sa famille arrive en France en 63 et s’installe à Massy en banlieue parisienne. Alain est un élève plutôt turbulent, il quitte 12 écoles de la 6ème à la terminale. Passionné de BD, il veut devenir dessinateur et créer une BD à la radio. Autre alternative pour son avenir : faire de la musique et devenir chanteur de rock (à Massy, il a pris des cours de guitare classique avec Paco Ibanez)...mais il ne se trouvait pas assez rock avec ses lunettes et ses cheveux en l’air. Donc finalement, il se fait engager sur RMC et il y reste. Il y rencontre Pierre Lescure et le suit ensuite aux Enfants du rock puis sur Canal+ (84). Il débute en bombardant la météo de sketches, puis en animant « Prochainement sur Canal+ ». A la fin des années 80, il rencontre Chantal Lauby, Dominique Farrugia et Bruno Carette, ils forment les nuls. Ils enchaînent les émissions, font une pause après la mort de Bruno et reviennent sur Canal avec « L'émission ». Ils arrêtent la télé en mars 92 pour l'écriture de leur film: « La cité de la peur » sort le 9 mars 94, c’est un succès. Ils font également une saison à la radio sur Europe1 (95). Après « La cité de la peur », Alain prend son envol tout seul en jouant pour la première fois tout seul dans le film de Josiane Balasko « Gazon maudit » en 94 (4 millions de spectateurs) et en réalisant son 1er long métrage: « Didier » sorti en janvier 1997 ou il jouait un labrador aux cotes de J-P Bacri, Isabelle Gelinas, Caroline Cellier. Alexandre Arcady Né en 1947 en Algérie, Alexandre Arcady a consacré toute sa vie au théâtre et au cinéma. C'est dans le premier de ces deux domaines qu'il a débuté, d'abord comme acteur, puis comme metteur en scène, pour être ensuite nommé directeur du théâtre de Suresnes. Fils de rapatriés, Alexandre Arcady a également flirté avec la télévision en tant que réalisateur. En 1977, il produit le film de sa femme Diane Kurys, Diabolo menthe, avec Eléonore Klarwein et Odile Michel, avant de se lancer en 1979 dans le grand bain avec son premier long métrage : Le coup de sirocco. Très inspiré par la saga des Français d'Algérie, il réalisera ensuite deux autres films sur le thème, qui formeront une trilogie à succès. C'est ainsi qu'en 1982 sort
Le grand pardon, un hit commercial qui le propulse sur le devant de la scène. Une suite verra d'ailleurs le jour en 1992, toujours avec Roger Hanin et Richard Berry, auxquels se sont greffés Christopher Walken et Gérard Darmon, mais le succès ne sera pas du tout le même. Alexandre Arcady n'en reste pas moins un réalisateur/producteur/scénariste très attaché aux thèmes du racisme et de l'antisémitisme, comme le prouve K, son dixième film en tant que réalisateur. Jean-Pierre ELKABBACH Né à Oran, Marié à Nicole Avril. Il a fait science po, de la télévision à la R.T.F. à Alger. Il devient présentateur de la chaîne en 1970. Il fut rédacteur en chef de France Inter en 1975 et devient Directeur de l'information sur Antenne 2 en 1977 pendant 4 ans. Il entre à Europe 1 en 1982 et devient Directeur d'antenne en 1987. En 1988, il devient Directeur Général de Europe 1. Il quitte la direction de France Television, et revient à la radio. Jean-Pierre ELKABBACH est nommé conseiller spécial pour la stratégie média du Groupe LAGARDÈRE, auprès de Jean-Luc LAGARDÈRE. Jean-Pierre Bacri Jean-Pierre Bacri est né à Castiglione, en Algérie, le 24 mai 1951. Facteur en semaine, son père est caissier au cinéma " Star " de la ville pendant le week-end. En 1962, ses parents émigrent à Cannes. Jean-Pierre Bacri poursuit ses études au lycée Carnot, puis en faculté de lettres, avec l'intention de devenir professeur de latin et de français. Au cours Simon et chez Périmony, JeanPierre Bacri joue les classiques avec l'accent pied-noir !... Jean-Pierre Bacri a par ailleurs participé en 1994 à deux courts métrages : Bazooka de Laurent Brochand et Perle rare d'Olivier Doran. Et il a retrouvé en 1997 ses complices Jaoui et Karmann dans un autre film court : La méthode, de Thomas Bégin, avant d'interpréter leurs premiers longs respectifs en 1999. Patrick Bruel En juin 1978 paraissent les quelques lignes d'une petite annonce en France-Soir : "On cherche 2 jeunes avec accent". Patrick décide d'accompagner un ami et fait l'audition du 14 juin 1978. Ce jour là... Alexandre Arcady a trouvé son Paulo Narboni... Le tournage a lieu entre L'Afrique du Nord et Paris. Le film est un grand succès, mais les réalisateurs ne l'attendent pas... Et entre juillet et août 1979 Patrick devient animateur d'un club de vacances, ou il peut chante et danse, et peut se faire plaisir. Il commence à composer des mélodies. Avec le piano et la guitare les premières chansons sont faites... Des projets avec Arcady, mais pas vraiment des choses concrètes. Avec beaucoup de doutes, et de perplexité, il s'envole vers New York. Pour l'amour il s'est envolé vers New York
en 1981... De Paris, j'avais des nouvelles de plus en plus lointaines, aucune obligation professionnelle. Patrick lors d'un voyage à Cannes, rencontre Margot Capelier, un des castings directors les plus en vue de Paris. "Personne ne voulait de moi pour la pièce, et pourtant Pierette a eu confiance. J'ai eu un véritable triomphe, c'était magique ! "Le Charimari " est un grand succès, sera joué pendant plus de deux ans, et les critiques remarquent son talent... Patrick Timsit Un article de Savoir. Patrick Timsit est un acteur, réalisateur et humoriste français. Après une carrière d'humoriste réussie, il se consacre au cinéma, où il se distingue comme un acteur capable de jouer des rôles très différents, notamment dans des films sombres. Patrick Timsit naît à Alger le 15 juillet 1959, et arrive en France en 1961. Il ouvre une agence d'immobilier en 1983, avant de se tourner vers le théâtre, d’abord en cours du soir : acteur, il écrit une pièce, puis se lance dans le one-man-show avec Les femmes et les enfants à mort, qu'il joue au festival d'Avignon. À partir de 1987, la célébrité aidant, il arrête l'immobilier et joue au Café de la Gare. En 1991, il commence le cinéma, avec Une époque formidablepuis la Crise en 1993.
Citation:
Alice Cherki a bien connu Frantz Fanon, travaillé à ses côtés, en Algérie et en Tunisie, dans son service psychiatrique, et partagé son engagement politique durant la guerre d'Algérie. Elle nous apporte son témoignage distancié sur un Fanon éveilleur de consciences, généreux sans concessions, habité par le sentiment tragique de la vie et par un espoir obstiné en l'Homme. Alice Cherki. Née à Alger d'une famille juive, elle a participé activement à la lutte pour l'indépendance. Psychiatre et psychanalyste, elle est coauteur de deux ouvrages, "Retour à Lacan?" (Fayard, 1981) et "Les juifs d'Algérie" (Éditions du Scribe, 1987). Elle a publié plusieurs
articles portant sur les enjeux psychiques des silences de l'Histoire.
AYACHE, Alain. Patron de presse dans le genre "people", issu d'une famille juive d'Algérie -- BERRY, Richard (BENGUIGUI, dit). Comédien, né d'une famille juive d'Algérie. -- BRUEL, Patrick (né BENGUIGUI). Chanteur, acteur et joueur de poker professionnel issu d'une famille juive d'Algérie. DARMON, Gérard. Comédien, issu d'une famille juive d'Algérie -- DERRIDA, Jacques. Ecrivain (décédé en 2004), issu d'une famille juive d'Algérie. TRIGANO, Gilbert. Fondateur du Club Méditerranée. Issu d'une famille juive d'Algérie
Salut Margotte,
Je te félicite pour ton premier voyage en Algérie et je comprends bien ton merveilleux sentiment à l'égard de ce pays. Moi même, je n'y ai vécu que 2 ans il y a bien longtemps. Je n'ai pas aimé mais j'ai appris beaucoup sur la chaleur humaine des gens, le sens de la famille, le sens de l'hospitalité et l'immense générosité des algériens. Mais bien entendu, ils ont aussi des défauts comme tout le monde!! Et aujourd'hui, ça me manque beaucoup de ne pas y aller mais ma famille est en France alors je dois faire un choix. Mais chaque année, je me dis "il faut que j'y aille!!". Alors bon prochain voyage, profite-en au maximum.
Kikka
Essai
HISTOIRE DES JUIFS D'ALGERIE
Enrico Macias :
Ma Patrie Ma patrie,
où le ciel et la mer se ressemblent,
Est vêtue de soleil et noyée de bleu tendre
Et quand viennent les bateaux,
On les prend pour des oiseaux
Dans le bleu de l'horizon
Qui les confond
Ma patrie, où le ciel et la mer sont les mêmes,
Les affairent, elle et lui, comme un couple qui s'aime
Tous les deux, au matin, blancs comme les amandes,
Et le jour, tout éblouis Frangés d'or et de chaleur
Tous les deux, reflétant les lumières qui tremblent
Des étoiles de minuit Et des torches des pêcheurs
Ma patrie, où le ciel et la mer se ressemblent,
A, pour moi, dans la gorge, un orchestre qui chante
Un chant pur et fraternel Dont les mots sont éternels,
Où je vais, le coeur tendu Et les pieds nus
Ma patrie, où le ciel et la mer me rassurent
C'est, là-bas, un pays sans murs et sans armures
Et je vois rire une fiancée sur la plage
Elle attend au soleil fou Elle court au rendez-vous
Où l'amour jaillira dans un élan sauvage
Comme un cri né sur la mer,
Comme un pin dans la lumière
Où l'amour nous fondra,
tous les deux comme un bleu de mirage
Dans la mer et dans le ciel
Dans le ciel de ma patrie
_____________________
Les Juifs d'Algérie, très anciens dans notre pays à l'instar des frères BACRI
intermédiaires dans les transactions commerciales avec la France, dont celle du blé algérien
endu avec facilités et qui ne fut pas payé causant et entrainant l'occupation de notre patrie
parla France en 1830.
Les juifs avaient les mêmes coutumes, à quelques petites différences près que les Algériens, surtout dans le sud où ils portaient burnous et chèche (lahfaya), robes algériennes et têtes couvertes à l'identique. Ils parlaient arabe et leurs demeures étaient semblables à celles des autochtones.
Depuis l'indépendance du pays, ils se sont éparpillés entre l'Europe, surtout enFrance, les Etats Unis et Israel, particulièrement à Jerusalem où on continue à les appeler les séfarades ou sépharades.
Cliquez et écouter
Sylvain Ghrenassia
HOSENEL RIDAL.mp3
15 - BELALEJ.mp3
Simone Tamar
3 DJesmi Fana.mp3
4 Ala Men Takoun.mp3
5 Men DJat Forgtou.mp3
04 - FARAQOUNI.mp3
D'ailleurs même en Israel, beaucoup de familles séfarades ont conservé leshabitudes d'ici et continuent par exemplede chanter en leur arabe algérien, ce que nous entendrons ci-après confirmer par l'Orchestre National Andalou d'Israel qui reprend Dahmane El Harrachi - "Ya rayeh ouen trouh ta'ya oua touelli" , LiliBoniche et bien d'autres interprètes algériens juifs. Des interprétations fortpoignantes et pleines de nostalgie et de mélancolie.
http://votrezo.com/viewMusic.php?fileID=68 (Dahmane El Harrachi)
Cliquez et écouter
Lalloum
01 - INTRO.mp3
02 - SANIA OUEL BIR.mp3
03 - WAHDEL RZENELAY FELIOM.mp3
04 - INTRO.mp3
05 - FADEL OUARCH ARLIA.mp3
06 - LA YALABE CEDE.mp3
Dans le sud algérien, et même ailleurs, il y avait "la rue des Juifs" souvent en plein centre ville
en plus des autres habitations qu'occupaient leurs correli-gionnaires dans le reste de la cité. Les juifs, fervents pratiquants, vivaient en parfaite harmonie avec les Algériens et les femmes des deux communatés se rendaient mutuellement visite.
Edmond Attlan
06 - SIDI ROHI AAKLI.mp3
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Re: Blond-Blond
Auteur: georgeot (IP enregistrée)
Date: 26 January 2007, 15:19
Bonjour Willbens,
Lili boniche n'est pas d'Oran mais pur Algerois! Ha ha ha
Halkouma (petite douceur) Ya biyadi ya nasse est une chansson oranaise que l'on chante pour des fillancalles et le jour de la "HANNA",elle est moitiés arabe un peu hebreu et espagniole, on trouve des reprises par des artistes inconnues, je possede une K7 par Mme jeanette EBEHO une tlemcienienne.
Miriam (petite goutte d'eau) Pour Reinette de prénom Sultana Messaouda Bt Daoud youssef & Esther Bt Makhlouf b Yéhouda Reinette a eu comme époux ,Georges Layani de Laghouat qui lors d'une tournée dans cette région est tombé amoureux d'elle.
Elle déceda quelques jours après l'incendie de sa maison a Romainville pres de Paris, georges son epoux inconsolable se laissa aller et succomba lors de la canicule de 2002.Ils sont tous deux inhumés au cimetiere paisien de pantin ,que D... repose leur ame
et qu'ils prient pour nous Amitiées à tous et toutes Gorges .K
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Bonjour à tous les internautes de ce forum je suis algerien et musulman et je suis fier de ce merveilleux patrimoine culturel musical laissé par les algeriens qu'ils soient juifs ou musulmans , je pense notamment à edmond nathan yafil le premier grand maitre qui a presenté une these sur la musique arabo-andalouse en 1904 à Paris , mais aussi à maalam mouzino , laho seror , saoud el ouahrani , reinette , lili boniche , lili el-abassi , salim lahali ,alice fitoussi ,etc... tous ces grands maitres avec les musulmans ( sfindja, sadek bejaoui, les freres fekhardji , mohamed benteffahi ,cheikh m'hamed el anka ...) ont contribué à sauvegarder ce precieux patrimoine
dont nous sommes si fiers aujourd'hui et que nous devons preserver pour les generations futures.
ZYRIAB
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Bonjour à tous,
Une question au sujet de Blond Blond. J'ai lu quelque part qu'il avait chanté pour le jour de l'Indépendance algérienne à Paris.En savez vous plus sur ce concert? Peut être certains d'entre vous y ont assisté ou en ont entendu parler? J'espere avoir des réponses, A bientôt,
Myriam.
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bonjour
je m'appelle Colette Charbit, ma famille et la famille de mon mari sont tous nes en Algerie. nous habitons en Israel et je prepare un doctorat sur l'art juif en Algerie. c'est un sujet sur lequel il n'y a pratiquement rien d'ecrit. ma recherche est donc d'autant plus difficile.j'aurais besoin d'aide afin de recenser et photographier tout objet de culte ou lie a la vie juive. c'est mon 1er objectif.
j'aimerais aussi recueillir des temoignages de personnes se souvenant de coutumes locales biens specifiquesje serais heureuse de votre aide merci d'avance
Colette Charbit
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Bonjour Colette Charbit,
Sur ce qui est de votre recherche, effectivement les juifs d'Algérie avais traditions et coutumes, mais sur d’autre plans il n’avais pas beaucoup de différances. De mon coté je peu vous aidé car je fait partie d'une association qui regroupe, musulmans, juifs et chrétiens de Constantine en France. donc je suis en contacte avec certaines personnes âgées juifs qui ont vécu a Constantine sont parmi nous. Aussi, je suis musicien, chanteur et interprètes de notre chère musique arabo andalous (malouf Constantinois). Dans l'un des grands cheikhs été juifs du nom de Raymond beau-père d'enrco macias. a cet effet, j’ai en ma possession un enregistrement original, rarre et précieux de ce cheikh Raymond. ainsi que d'autre manuscrits très enceignes de cette musique qui lui appartiennes. la seul chose, que j'aimerai que vous sachiez, est que les juifs et les arabes a l'époque avaient la même culture. Ils interprètent la musique ou ils font la couture ou autre chose de la même façon, ils avait pas un art spécifique à eux. Ce qu’ils ont de spécifique c’est certainement ce qui est en rapport avec la religion, que soit vestimentaire ou autre. Je vous aiderai volontiers en vous mettons en contacte avec ces personnes de l’époque et qui sont toujours en vie. mais je souhaite que sa soit en privé
Cordialement
faouzi
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Lors d'absences pour une raison ou une autre, elles se confiaient la garde des enfants.Mieux, il arrivait souvent qu'en cas de maladie ou tout autre empêchement, les mamans allaitaient les enfants des autres et vice et versa, ce qui en faisait des "frères de lait". Personnellement, j'ai vu ces prises en charge. Sans compter les échanges de plats culinaires et les invitations aux mariages et autres festivités. Et d'ailleurs beaucoup de prénoms communs aux familles juives et algériennes les rapprochaient encore davantage: Messaouda, TaharMakhlouf, Yagoub, Nakhla, Sultana, Daoud, Aicha, Salem, Ayache, Bziza, Ibrahim, Tayeb...Bien sûr les mariages entre les deux communautés étaient bannis. Cependant, lorsque la passion était la plus forte, des unions clandestines se faisaient avant d'éclater au grand jour. L'un de mes amis y succomba. Et ce n'est que devant la furie aveugle de l'OAS que sa compagne se replia à Paris d'où elle demande souvent des nouvelles de saville...
Les Algériens ont toujours montré leur respect pour les autres religions particulièrement celle des Israelites qu'ils aidaient par exemple à allumer leur feu le jour du shabat, leurs croyances les en interdisant
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C’était en 1999, à l’Olympia à Paris, une salle comble mêlant émotion et ferveur. Sur scène, un quasi-octogénaire plus très solide dont la moitié de la salle connaissait par cœur les refrains et pressentait que ça risquait d’être le dernier concert public. Lili Boniche, le dernier survivant d’une culture judéo-arabe, s’est éteint dans la plus grande discrétion le 6 mars à Paris, mais on ne l’a appris que cette semaine. Lili qui? Tous ceux qui se poseront cette question faute d’avoir entendu le nom de ce chanteur né en 1921 dans la casbah d’Alger, reconnaîtront immédiatement certaines de ses chansons les plus connues, ne serait-ce que l’air de « Ana al Warka » qui passe chaque soir au générique de l’émission « Des mots de minuit » sur France2. D’autres refrains trottent dans beaucoup de têtes, tel
" On m’appelle l’Oriental, parce que je suis sentimental "
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Déjà en son temps l’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme».Initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée.....
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Enrico Macias
Ecouter (MP3) Constantine Ecouter (MP3) Constantina
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" Mon cœur est devenu apte à revêtir toutes les formes:Il est pâturage pour les gazelles et couvent pour les moines Temple pour les idoles et Kaaba pour le pèlerin Il est les tables de la Torah et le livre du Coran.Je professe la religion de l’amour, quel que soit le lieu Vers lequel se dirige ses caravanes "
Abd el Kader est un personnage éminent et charismatique, inscrit au panthéon de l’histoire de l’Algérie contemporaine. Fondateur d’un état moderne, humaniste et mystique, il ne cessa d’œuvrer au rapprochement de l’Orient et de l’Occident et au dialogue des cultures et des religions.
Après dix-sept années de lutte contre l’occupation française en Algérie, emprisonné puis libéré par Bonaparte, il s’exile en Turquie, puis en Syrie, où il se consacre à l’enseignement et à la méditation. Il est inhumé à Damas, aux côtés de son maître soufi, Ibn `Arabi, puis au cimetière d'El Alia à Alger.
Cliquez et régalez-vous
Laurent Nakache
lali bedol nechkki.mp3 1er dalma.mp3
1 habibi tabibi.mp3 2 djesmifana.mp3 3 ala men takoum.mp3 4 ya wahdel ghouziel.mp3
1 houssn el aaidar.mp3
koum tara.mp3
lech ya adheb el qouloub.mp3
Les Juifs d'ici ont toujours été considérés comme nationaux et la confirmation en est faite par les appels du FLN en leur direction lors de la lutte de libération.
Peu de Juifs parlaient français et l'arabe était la langue commune.
LE FLN ET LES JUIFS
Le 15juin 1956, dans l'hebdomadaire marocain AI Istiqlal, des nationalistes algériens demandent aux Juifs d'Algérie de rejoindre leur combat : " Pour eux (les Juifs) le moment du choix et des grandes décisions est arrivé. Dès leur plus tendre enfance, on leur a inculqué ce patriotisme de pacotille et ce respect de la grandeur impériale (...) Pour nous,Algériens, le choix est fait car malgré Rousseau, Baudelaire et Rimbaud, malgré Pasteur et les encyclopédistes, maIgré tout ce en quoi on a cru et tout ce qu'on a aimé, nous préféronsécouter la voix de nos morts glorieux et obscurs."Le 1er décembre 1959, le FLN édite une brochure : FLN -Documents à l'adresse du peuple français, les Juifs d'Algérie dans le combat pour l'indépendance nationale. Dans le préambule, on peut lire : " Certains s'inquiètent du sort qui sera fait aux Israélites dans la communauté algérienne de demain. Les uns ressentent cette inquiétude en toute bonne foi et avec le réel souci d'un avenir fraternel dans une Algérie indépendante. Les autres la formulent avec une évidente malveillance et dans l'unique but d'accumuler les obstacles sur la route de notre liberation " La Révolution algérienne, est-il précisé, n'est ni une guerre civile ni une guerre de religion ; elle veut conquérir l'indépendance nationale pour installer une république démocratique et sociale garantissant une véritable égalité entre tous les citoyens d'une même patrie, sans discrimination. En août 1956, lors du Congrès de la Soummam, qui se tient dans un petit village de la vallée, la question de la minorité juive est abordée par le FLN. Les Algériens d'origine, est-il note, n'ont pas encore surmonté leurs troubles de conscience. Mais on exprime l'espoir qu'ils suivront en grand nombre le chemin de ceux qui ont répondu à l'appel de la "patrie généreuse, donné leur amitié à la Révolution en revendiquant avec fierté leur nationalité algérienne". Le Congrès regrette le silence du grand rabbin d'Alger, l'opposant à l'attitude réconfortante de l'archevêque qui s'est dressé avec courage, publiquement, contre le courant et
a condamné "l'injustice coloniale". Pourtant, il est dit que l'immense majorité des Algériens s'est gardée de considérer la communauté juive comme passée défnitivement dans le camp ennemi."Le 1er octobre 1956, une lettre est adressée au grand rabbin d'Alger, Eisenbeth, aux membres du Consistoire israélite, aux élus et à tous les responsables de la communauté israélite d'Algérie. Cette lettre est entrée dans l'histoire comme " l'Appel de la Soummam". Dans son ouvrage Vérité sur la Révolution algérienne, Mohamed Lebjaouï, qui fut un temps chef de la délégation du FLN en France, en revendique la paternité. L'Appel demande à la communauté israélite d'affirmer solennellement son appartenance à la nation algérienne afin de dissiper tous les malentendus". Une telle déclaration extirpera les germes de haine entretenus par le colonialisme français". La lettre exprime le regret qu'à la réunion du Congrès juif mondial tenue
à Londres, les délégués de l'Algérie, à la différence de ceux de Tunisie et du Maroc, se soient prononcés pour la citoyenneté française. Elle souligne qu'à la suite des troubles "colonio-fascistes"du 6 février 1956, au cours desquels sont apparus des slogans antijuifs, la communauté israélite s'est orientée vers une attitude neutraliste. Pourtant, à Alger notamment, un groupe d' israélites de toutes conditions a eu le courage d'entreprendre une action nettement anticolonialiste, en affirmant son choix raisonné et définitif pour la nationalitéalgérienne." La condition des juifs sous Pétain est rappelée : les Juifs avaient perdu leur nationalité française a une époque ou, en France, ils étaient moins considérés que les animaux, n' avaient même pas le droit d'enterrer leurs morts, Ces derniers étant enfouis clandestinement la nuit, n'importe où,
en raison de l'interdiction absolue pour les Juifs de posséder le moindre Cimetière." L'Appel se termine sur une note d'espoir: " Les dirigeants de la communauté juive auront la sagesse de contribuer à l'édification d'une Algérie libre et véritablement fraternelle." Le FLN exprime sa conviction que les responsables comprendront qu'il est de leur devoir et de l'intérêt de toute la communauté israélite de ne plus demeurer "au-dessus de la mêlée", de condamner sans rémission le régimecolonial français agonisant, et de proclamer leur option pour la nationalité algérienne".
Les autorités consistoriales, qui représentent les seuls intérêts spirituels et religieux du judaïsme, ne peuvent répondre au nom de leurs coreligionnaires. Elles gardent le silence,et c'est le CJAES qui répond, fin novembre 1956, exprimant la position que nous avons relevée plushaut.
Un Comité pour la Sauvegarde de la Casbah d'Alger comprenant différentes personnalités de
tous bords et de toutes confessions mais également compatriotes a été constitué. Comme notre
sujet concerne nos nationaux juifs, qui n'ont donc pas oublié leur pays, nous nous limiterons à
en citer deux seulement:
- Roger HANIN, artiste, né le 2O Octobre 1925 à Alger, de son vrai nom Roger LEVY, né dans
le quartier de la Casbah d'Alger. Son pseudonyme HANIN vient du nom de famille de sa mère
qu'il a adopté en 1957
- Jacques ATTALI, notre compatriote qui nous a fait l’honneur de marquer son adhésion à la démarche.
En 1966, il sort major de promotion de Polytechnique . Docteur d'État en sciences économiques, Ingénieur de l'École des mines de Paris, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Science Po) et de l'École nationale d'administration (ÉNA) dont il sort troisième de sa promotion en 1970 (promotion Robespierre). Conseiller du Président F.Mitterrand.
«On admire ceux qui héritent d’un patrimoine,
et non ceux qui cherchent à s’en constituer un par leur travail».
Jacques ATTALI
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et pour finir, Mohamed Lamari vous dit de venir en Algérie arouahleldzazar2.mp3
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Quelques compatriotes devenus célèbres
Bernard Henry Levy Bernard Henry Levy est écrivain. IL est né le 5 novembre 1948 à Beni Saf. Enfant, ses parents rentrent en France et il est élevé à Neuilly sur seine.Diplomé de l'école normale supérieure en 1968, il publie ses premiers écrits dans la revue 'Combats'. il publie son premier roman 'Le diable en tête' en 1984. En 1994, il participe au film 'Bosna' sur le siège de Sarajevo. Son dernier roman, 'Le siècle de Sartre', est sorti très récemment aux éditions Grasset. Alain Chabat Il est né le 24 novembre 1958 à Oran (Algérie). Sa famille arrive en France en 63 et s’installe à Massy en banlieue parisienne. Alain est un élève plutôt turbulent, il quitte 12 écoles de la 6ème à la terminale. Passionné de BD, il veut devenir dessinateur et créer une BD à la radio. Autre alternative pour son avenir : faire de la musique et devenir chanteur de rock (à Massy, il a pris des cours de guitare classique avec Paco Ibanez)...mais il ne se trouvait pas assez rock avec ses lunettes et ses cheveux en l’air. Donc finalement, il se fait engager sur RMC et il y reste. Il y rencontre Pierre Lescure et le suit ensuite aux Enfants du rock puis sur Canal+ (84). Il débute en bombardant la météo de sketches, puis en animant « Prochainement sur Canal+ ». A la fin des années 80, il rencontre Chantal Lauby, Dominique Farrugia et Bruno Carette, ils forment les nuls. Ils enchaînent les émissions, font une pause après la mort de Bruno et reviennent sur Canal avec « L'émission ». Ils arrêtent la télé en mars 92 pour l'écriture de leur film: « La cité de la peur » sort le 9 mars 94, c’est un succès. Ils font également une saison à la radio sur Europe1 (95). Après « La cité de la peur », Alain prend son envol tout seul en jouant pour la première fois tout seul dans le film de Josiane Balasko « Gazon maudit » en 94 (4 millions de spectateurs) et en réalisant son 1er long métrage: « Didier » sorti en janvier 1997 ou il jouait un labrador aux cotes de J-P Bacri, Isabelle Gelinas, Caroline Cellier. Alexandre Arcady Né en 1947 en Algérie, Alexandre Arcady a consacré toute sa vie au théâtre et au cinéma. C'est dans le premier de ces deux domaines qu'il a débuté, d'abord comme acteur, puis comme metteur en scène, pour être ensuite nommé directeur du théâtre de Suresnes. Fils de rapatriés, Alexandre Arcady a également flirté avec la télévision en tant que réalisateur. En 1977, il produit le film de sa femme Diane Kurys, Diabolo menthe, avec Eléonore Klarwein et Odile Michel, avant de se lancer en 1979 dans le grand bain avec son premier long métrage : Le coup de sirocco. Très inspiré par la saga des Français d'Algérie, il réalisera ensuite deux autres films sur le thème, qui formeront une trilogie à succès. C'est ainsi qu'en 1982 sort
Le grand pardon, un hit commercial qui le propulse sur le devant de la scène. Une suite verra d'ailleurs le jour en 1992, toujours avec Roger Hanin et Richard Berry, auxquels se sont greffés Christopher Walken et Gérard Darmon, mais le succès ne sera pas du tout le même. Alexandre Arcady n'en reste pas moins un réalisateur/producteur/scénariste très attaché aux thèmes du racisme et de l'antisémitisme, comme le prouve K, son dixième film en tant que réalisateur. Jean-Pierre ELKABBACH Né à Oran, Marié à Nicole Avril. Il a fait science po, de la télévision à la R.T.F. à Alger. Il devient présentateur de la chaîne en 1970. Il fut rédacteur en chef de France Inter en 1975 et devient Directeur de l'information sur Antenne 2 en 1977 pendant 4 ans. Il entre à Europe 1 en 1982 et devient Directeur d'antenne en 1987. En 1988, il devient Directeur Général de Europe 1. Il quitte la direction de France Television, et revient à la radio. Jean-Pierre ELKABBACH est nommé conseiller spécial pour la stratégie média du Groupe LAGARDÈRE, auprès de Jean-Luc LAGARDÈRE. Jean-Pierre Bacri Jean-Pierre Bacri est né à Castiglione, en Algérie, le 24 mai 1951. Facteur en semaine, son père est caissier au cinéma " Star " de la ville pendant le week-end. En 1962, ses parents émigrent à Cannes. Jean-Pierre Bacri poursuit ses études au lycée Carnot, puis en faculté de lettres, avec l'intention de devenir professeur de latin et de français. Au cours Simon et chez Périmony, JeanPierre Bacri joue les classiques avec l'accent pied-noir !... Jean-Pierre Bacri a par ailleurs participé en 1994 à deux courts métrages : Bazooka de Laurent Brochand et Perle rare d'Olivier Doran. Et il a retrouvé en 1997 ses complices Jaoui et Karmann dans un autre film court : La méthode, de Thomas Bégin, avant d'interpréter leurs premiers longs respectifs en 1999. Patrick Bruel En juin 1978 paraissent les quelques lignes d'une petite annonce en France-Soir : "On cherche 2 jeunes avec accent". Patrick décide d'accompagner un ami et fait l'audition du 14 juin 1978. Ce jour là... Alexandre Arcady a trouvé son Paulo Narboni... Le tournage a lieu entre L'Afrique du Nord et Paris. Le film est un grand succès, mais les réalisateurs ne l'attendent pas... Et entre juillet et août 1979 Patrick devient animateur d'un club de vacances, ou il peut chante et danse, et peut se faire plaisir. Il commence à composer des mélodies. Avec le piano et la guitare les premières chansons sont faites... Des projets avec Arcady, mais pas vraiment des choses concrètes. Avec beaucoup de doutes, et de perplexité, il s'envole vers New York. Pour l'amour il s'est envolé vers New York
en 1981... De Paris, j'avais des nouvelles de plus en plus lointaines, aucune obligation professionnelle. Patrick lors d'un voyage à Cannes, rencontre Margot Capelier, un des castings directors les plus en vue de Paris. "Personne ne voulait de moi pour la pièce, et pourtant Pierette a eu confiance. J'ai eu un véritable triomphe, c'était magique ! "Le Charimari " est un grand succès, sera joué pendant plus de deux ans, et les critiques remarquent son talent... Patrick Timsit Un article de Savoir. Patrick Timsit est un acteur, réalisateur et humoriste français. Après une carrière d'humoriste réussie, il se consacre au cinéma, où il se distingue comme un acteur capable de jouer des rôles très différents, notamment dans des films sombres. Patrick Timsit naît à Alger le 15 juillet 1959, et arrive en France en 1961. Il ouvre une agence d'immobilier en 1983, avant de se tourner vers le théâtre, d’abord en cours du soir : acteur, il écrit une pièce, puis se lance dans le one-man-show avec Les femmes et les enfants à mort, qu'il joue au festival d'Avignon. À partir de 1987, la célébrité aidant, il arrête l'immobilier et joue au Café de la Gare. En 1991, il commence le cinéma, avec Une époque formidablepuis la Crise en 1993.
Citation:
Alice Cherki a bien connu Frantz Fanon, travaillé à ses côtés, en Algérie et en Tunisie, dans son service psychiatrique, et partagé son engagement politique durant la guerre d'Algérie. Elle nous apporte son témoignage distancié sur un Fanon éveilleur de consciences, généreux sans concessions, habité par le sentiment tragique de la vie et par un espoir obstiné en l'Homme. Alice Cherki. Née à Alger d'une famille juive, elle a participé activement à la lutte pour l'indépendance. Psychiatre et psychanalyste, elle est coauteur de deux ouvrages, "Retour à Lacan?" (Fayard, 1981) et "Les juifs d'Algérie" (Éditions du Scribe, 1987). Elle a publié plusieurs
articles portant sur les enjeux psychiques des silences de l'Histoire.
AYACHE, Alain. Patron de presse dans le genre "people", issu d'une famille juive d'Algérie -- BERRY, Richard (BENGUIGUI, dit). Comédien, né d'une famille juive d'Algérie. -- BRUEL, Patrick (né BENGUIGUI). Chanteur, acteur et joueur de poker professionnel issu d'une famille juive d'Algérie. DARMON, Gérard. Comédien, issu d'une famille juive d'Algérie -- DERRIDA, Jacques. Ecrivain (décédé en 2004), issu d'une famille juive d'Algérie. TRIGANO, Gilbert. Fondateur du Club Méditerranée. Issu d'une famille juive d'Algérie
Salut Margotte,
Je te félicite pour ton premier voyage en Algérie et je comprends bien ton merveilleux sentiment à l'égard de ce pays. Moi même, je n'y ai vécu que 2 ans il y a bien longtemps. Je n'ai pas aimé mais j'ai appris beaucoup sur la chaleur humaine des gens, le sens de la famille, le sens de l'hospitalité et l'immense générosité des algériens. Mais bien entendu, ils ont aussi des défauts comme tout le monde!! Et aujourd'hui, ça me manque beaucoup de ne pas y aller mais ma famille est en France alors je dois faire un choix. Mais chaque année, je me dis "il faut que j'y aille!!". Alors bon prochain voyage, profite-en au maximum.
Kikka
mardi 29 juillet 2008
publications
Le Couscous, Plat National Algérien
Chants Sahraoui, Naili et autres
Giacomo MOLINARI
LAGHOUAT, nostalgie
► mai (9)
Le centenaire de Laghouat
Le Sfolet
La Clef
Nostalgie des souvenirs
Mostefa, mon Ami...
La Touche
KSAR EL HIRANE
Oreille doseuse...
Hizia
► avril (10)
GAMR ELLEIL
LAGHOUAT, ma Ville natale
Bachir, mon frère
Hilal Club de Laghouat
Si Mohamed BENSALEM
Recommandations...
Illettré, pourquoi ?
Isabelle la nomade
Goûter, apprécier une giffle..,
Histoire vraie
Visitez mes liens
www.corbusmilchasse.com
CorbusmiL
Miliana Ville
M'écrire?
ghadames@milianaville.com
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mercredi 23 juillet 2008
TLEMCEN, le Transatlantique
Au bout d'études à l'Ecole Hôtelière de BEN-AKNOUN - ALGER - et un passage à l'Hôtel du Rhir de TOUGGOURT dont le propriétaire était Mr RANOUX, on me proposa un poste dans la direction de l'Hôtel Transatlantique de TLEMCEN qui faisait partie d'une chaine importante d'hôtels classés et étoilés de renommée internationale.
Pour me parfaire dans l'hôtellerie, j'avais demandé, en plus de la réception, à servir de sommelier dans la salle de restaurant très fréquentée à l'époque. C'était au début de l'année 1952 jusqu'à celui de 1954 et l'hôtel avait une clientèle fort nantie, notamment composée de Juifs de toutes les régions du monde qui se retrouvaient une fois par an à TLEMCEN pour leur fête sacrée du RABB.
Un sommelier est un conseiller des clients quant aux vins à consommer durant leurs repas : vins blancs, rosés, rouges. Et me voilà donc au restaurant dont le Maitre d'Hôtel était un enfant de la ville, mon ami MAMI Fethi, fort connu et qui rejoignait chaque année EVIAN en France pour y dispenser son art à titre d'extra. Allant de table en table, je proposais mes vins qui devaient s'allier aux plats à la carte ou au menu choisis par les clients. En réalité j'écoulais les vins et liqueurs de l'immense cave de l'hôtel très bien garnie. Invariablement, à la fin de leurs repas, ces clients venaient à moi pour me féliciter de mes choix judicieux me demandant parfois si j'avais fait des études en eonologie.
Ils ne savaient pas que je n'avais jamais goûté une seule fois aux vins ni à toute autre boisson alcoolisée, fidèle en cela aux conseils de mon père qui sonnent encore dans mes oreilles: "Je te
recommande d'éviter les mauvaises fréquentations, de bannir le kif et le vin et d'éviter si possible la cigarette. Quant au reste, tu es un homme."
Je crois m'être comporté comme prescrit, même la cigarette ne réussit à me tenter, ce qui me permit - à mon tour - de répercuter ces mêmes conseils à l'ainé de mes enfants au moment de son départ à l'étranger pour y poursuivre ses études. Ces conseils étaient un bréviaire pour la vie...
Je profite de cette anecdote pour saluer mes amis tlemcéniens et spécialement MAMI Fethi et son frère footballeur alors, TLEMçANI qui tenait commerce, je crois, rue du Méchoir, BAGHLI et tous ceux qui m'auront reconnu et que je n'ai pas vus depuis plus de 50 ans!!! Ah, les cascades d'El Ourit, les grottes, Sidi Boumediene, le marié à cheval et sa suite faisant un tour en ville, la mode vestimentaire et les grands tailleurs, les fabriques de tissages, le haïk mramma, les tapis, la JSMT et l'USFAT, les jardins et leurs cerises, les soirées musicales, les vestiges, les bijouteries, la Médersa, la prononciation si particulière aux Tlemcéniens, la succulente calentita, le Méchoir, les cérémonies de la circoncision, l'éducation et la culture des Tlemcéniens...
Pour me parfaire dans l'hôtellerie, j'avais demandé, en plus de la réception, à servir de sommelier dans la salle de restaurant très fréquentée à l'époque. C'était au début de l'année 1952 jusqu'à celui de 1954 et l'hôtel avait une clientèle fort nantie, notamment composée de Juifs de toutes les régions du monde qui se retrouvaient une fois par an à TLEMCEN pour leur fête sacrée du RABB.
Un sommelier est un conseiller des clients quant aux vins à consommer durant leurs repas : vins blancs, rosés, rouges. Et me voilà donc au restaurant dont le Maitre d'Hôtel était un enfant de la ville, mon ami MAMI Fethi, fort connu et qui rejoignait chaque année EVIAN en France pour y dispenser son art à titre d'extra. Allant de table en table, je proposais mes vins qui devaient s'allier aux plats à la carte ou au menu choisis par les clients. En réalité j'écoulais les vins et liqueurs de l'immense cave de l'hôtel très bien garnie. Invariablement, à la fin de leurs repas, ces clients venaient à moi pour me féliciter de mes choix judicieux me demandant parfois si j'avais fait des études en eonologie.
Ils ne savaient pas que je n'avais jamais goûté une seule fois aux vins ni à toute autre boisson alcoolisée, fidèle en cela aux conseils de mon père qui sonnent encore dans mes oreilles: "Je te
recommande d'éviter les mauvaises fréquentations, de bannir le kif et le vin et d'éviter si possible la cigarette. Quant au reste, tu es un homme."
Je crois m'être comporté comme prescrit, même la cigarette ne réussit à me tenter, ce qui me permit - à mon tour - de répercuter ces mêmes conseils à l'ainé de mes enfants au moment de son départ à l'étranger pour y poursuivre ses études. Ces conseils étaient un bréviaire pour la vie...
Je profite de cette anecdote pour saluer mes amis tlemcéniens et spécialement MAMI Fethi et son frère footballeur alors, TLEMçANI qui tenait commerce, je crois, rue du Méchoir, BAGHLI et tous ceux qui m'auront reconnu et que je n'ai pas vus depuis plus de 50 ans!!! Ah, les cascades d'El Ourit, les grottes, Sidi Boumediene, le marié à cheval et sa suite faisant un tour en ville, la mode vestimentaire et les grands tailleurs, les fabriques de tissages, le haïk mramma, les tapis, la JSMT et l'USFAT, les jardins et leurs cerises, les soirées musicales, les vestiges, les bijouteries, la Médersa, la prononciation si particulière aux Tlemcéniens, la succulente calentita, le Méchoir, les cérémonies de la circoncision, l'éducation et la culture des Tlemcéniens...
dimanche 20 juillet 2008
Foot-Ball et anecdotes
L'un de mes amis, après avoir raccroché ses crampons de foot-ball, voulut rester dans le même domaine et se consacrer à l'arbitrage au foot-ball où il avait excellé. Il jouait à l'époque au centre de la défense du SC MILIANA - arrière central alors - et avait une renommée régionale tant il "éteignait" son adversaire direct.
Etant encore nouveau dans l'arbitrage, on lui confiait la direction de petites équipes et il officiait dans les environs de MILIANA. Et c'est ainsi qu'il fut amené à arbitrer un rencontre au stade de KHEMIS-MILIANA qui se jouait en ouverture d'un match de plus haut niveau opposant l'équipe locale (SKAF) à une formation d'Alger.
C'est dans un stade plein comme un oeuf que la partie débuta. A un moment donné, mon ami, donc Mr l'Arbitre, voulant faire une réflexion à l'un des joueurs, lui intima l'ordre d'un geste menaçant, de venir vers lui. Craignant, je ne sais quoi, ce joueur détala à toute vitesse s'éloignant d'un danger imminent.
Et c'est alors que Mr l'Arbitre, oubliant que souvent se sont les joueurs qui lui courrent derrière pour l'agresser en contestation d'une décision qu'ils jugent en leur défaveur, Mr l'Arbitre donc, se mit à courir derrière le fuyard!!! Et ils firent ainsi deux tours de stade l'un essayant de rattrapper l'autre, jusqu'à ce que les autres joueurs s'interposent pour mettre fin à cette course-poursuite...et aux rires des spectateurs !
Mohamed Samy, Toufik, Nabil et Soufiane auront reconnu leur père, mon ami de toujours.
Cette anecdote nous fit bien rire lorsque je la racontais à un autre ami commun, lui aussi footballeur à TENES et Secrétaire Général de ladite commune. Il me gratifia à son tour d'une histoire qui s'est passée sur le même stade de KHEMIS-MILIANA opposant TENES au SKAF local.
Auparavant, il me rappela la légende, connue dans la région, celle de Sidi Ahmed Benyoucef, saint patron de MILIANA. Invité à TENES, ses hôtes voulurent tester son pouvoir divin et ce fut avec de la viande de chat qu'ils garnirent le couscous. En se mettant à table, Sidi Ahmed Benyoucef s'en apperçut. Il dit "Essab" (manière de chasser le chat) et le chat détala de dessus le couscous...
L'arbitre allait donc siffler le début de la rencontre SKAF - TENES lorsque, pour destabiliser l'équipe de TENES, un grand nombre de chats furent lâchés en plein terrain de jeu par les supporters du SKAF.
Et de voir Mohamed et ses coéquipiers courir derrière les chats pour les chasser hors du terrain...
ESSAB, essab, ESSAB, essab.....
Etant encore nouveau dans l'arbitrage, on lui confiait la direction de petites équipes et il officiait dans les environs de MILIANA. Et c'est ainsi qu'il fut amené à arbitrer un rencontre au stade de KHEMIS-MILIANA qui se jouait en ouverture d'un match de plus haut niveau opposant l'équipe locale (SKAF) à une formation d'Alger.
C'est dans un stade plein comme un oeuf que la partie débuta. A un moment donné, mon ami, donc Mr l'Arbitre, voulant faire une réflexion à l'un des joueurs, lui intima l'ordre d'un geste menaçant, de venir vers lui. Craignant, je ne sais quoi, ce joueur détala à toute vitesse s'éloignant d'un danger imminent.
Et c'est alors que Mr l'Arbitre, oubliant que souvent se sont les joueurs qui lui courrent derrière pour l'agresser en contestation d'une décision qu'ils jugent en leur défaveur, Mr l'Arbitre donc, se mit à courir derrière le fuyard!!! Et ils firent ainsi deux tours de stade l'un essayant de rattrapper l'autre, jusqu'à ce que les autres joueurs s'interposent pour mettre fin à cette course-poursuite...et aux rires des spectateurs !
Mohamed Samy, Toufik, Nabil et Soufiane auront reconnu leur père, mon ami de toujours.
Cette anecdote nous fit bien rire lorsque je la racontais à un autre ami commun, lui aussi footballeur à TENES et Secrétaire Général de ladite commune. Il me gratifia à son tour d'une histoire qui s'est passée sur le même stade de KHEMIS-MILIANA opposant TENES au SKAF local.
Auparavant, il me rappela la légende, connue dans la région, celle de Sidi Ahmed Benyoucef, saint patron de MILIANA. Invité à TENES, ses hôtes voulurent tester son pouvoir divin et ce fut avec de la viande de chat qu'ils garnirent le couscous. En se mettant à table, Sidi Ahmed Benyoucef s'en apperçut. Il dit "Essab" (manière de chasser le chat) et le chat détala de dessus le couscous...
L'arbitre allait donc siffler le début de la rencontre SKAF - TENES lorsque, pour destabiliser l'équipe de TENES, un grand nombre de chats furent lâchés en plein terrain de jeu par les supporters du SKAF.
Et de voir Mohamed et ses coéquipiers courir derrière les chats pour les chasser hors du terrain...
ESSAB, essab, ESSAB, essab.....
vendredi 11 juillet 2008
Foot-Ball et tactique..
J'étais entraineur, je préfère éducateur, de l'équipe de foot-ball du SC MILIANA (SCM) et, à cette époque, la ville possédait une formation de talent, jeune, dynamique et qui mobilisait la population locale tant à MILIANA que lors de ses déplacements, aux retours desquels, souvent victorieuse, elle était accueillie par les "You You" de nos Dames.
Les joueurs, que ceux que j'ai omis de citer m'excusent, étaient d'une éducation exemplaire,très soudés dans l'amitié donc solidaires,vifs et alertes, disciplinés,au point physiquement et moralement. Ils étaient les dignes réprésentants de MILIANA dont ils en étaient tous originaires...
D'ailleurs, ils accédèrent deux années consécutives en divisions supérieures.
Ainsi, les KHELIFA Ahmed, LANDJERIT Abdelkrim, IKHLEF Abdelkader, BENGUERINE Fodhil, EL FOUL Mohamed, BENTABAK Mahdi, GHOUTI Miliani, ABZOUZI Ali, TIBAHINE Abdelkader, SAADIA Mahmoud, GUEMOURI Boulenouar, BESKRI Bouziane, BENLECHEHEB Aderrazak, BOUDAOUI Rachid, CHERABLI Mohamed, SALEM Mohamed, ALISMAIL Ahmed, DJEGAOUD Omar, KHELIFA Mohamed, MAHCEN Mohamed, RIFI Larbi, MAIOUF Omar, MEHENNI Mahieddine, DJELLOUT, TAGHROURT Mahfoud, SAID Seddik, MOLL René, BENRABAH Benmira, DJELLOULI Hocine, que rejoignirent plus tard TABET Lahcen, OULARBI Abdelkader, CHERCHALI Mourad, BENMBAREK Benyoucef, CHERABLI Boualem et bien d'autres, ont-ils contribué de fort belle façon dans l'histoire du club.

Et tous réussirent une belle carrière professionnelle et une vie familiale responsable confirmant ma fierté personnelle et ma confiance en eux.
Parmi les admirateurs de l'équipe figurait Si Ahmed BENDJABALLAH, dit "Bouchouka" disparu cette année et que Dieu ait son âme. Grande figure de la ville, il ne manquait aucun match (ni entrainement) que ce soit à domicile ou a l'extérieur et toutes ses discussions le ramenaient invariablement au foot-ball et à l'éloge de ceux qu'il appelait ses enfants. Il vivait par le foot et pour le foot.
Au retour d'un match important - gagné de fort belle manière - il me demanda, autour d'une limonade en notre cercle des sports, quelle tactique j'avais fait appliquer pour atteindre un si beau résultat.
Sur le ton de la plaisanterie, je lui répondis " Nous avons joué en " 6 - 4 - 2 "
Et depuis cet instant dans toutes ses conversations, il ne fut plus question que de ce fameux " 6 - 4 - 2 "
IL N'AVAIT PAS FAIT L'ADDITION...
Adieu l'Ami.
Les joueurs, que ceux que j'ai omis de citer m'excusent, étaient d'une éducation exemplaire,très soudés dans l'amitié donc solidaires,vifs et alertes, disciplinés,au point physiquement et moralement. Ils étaient les dignes réprésentants de MILIANA dont ils en étaient tous originaires...
D'ailleurs, ils accédèrent deux années consécutives en divisions supérieures.
Ainsi, les KHELIFA Ahmed, LANDJERIT Abdelkrim, IKHLEF Abdelkader, BENGUERINE Fodhil, EL FOUL Mohamed, BENTABAK Mahdi, GHOUTI Miliani, ABZOUZI Ali, TIBAHINE Abdelkader, SAADIA Mahmoud, GUEMOURI Boulenouar, BESKRI Bouziane, BENLECHEHEB Aderrazak, BOUDAOUI Rachid, CHERABLI Mohamed, SALEM Mohamed, ALISMAIL Ahmed, DJEGAOUD Omar, KHELIFA Mohamed, MAHCEN Mohamed, RIFI Larbi, MAIOUF Omar, MEHENNI Mahieddine, DJELLOUT, TAGHROURT Mahfoud, SAID Seddik, MOLL René, BENRABAH Benmira, DJELLOULI Hocine, que rejoignirent plus tard TABET Lahcen, OULARBI Abdelkader, CHERCHALI Mourad, BENMBAREK Benyoucef, CHERABLI Boualem et bien d'autres, ont-ils contribué de fort belle façon dans l'histoire du club.

Et tous réussirent une belle carrière professionnelle et une vie familiale responsable confirmant ma fierté personnelle et ma confiance en eux.
Parmi les admirateurs de l'équipe figurait Si Ahmed BENDJABALLAH, dit "Bouchouka" disparu cette année et que Dieu ait son âme. Grande figure de la ville, il ne manquait aucun match (ni entrainement) que ce soit à domicile ou a l'extérieur et toutes ses discussions le ramenaient invariablement au foot-ball et à l'éloge de ceux qu'il appelait ses enfants. Il vivait par le foot et pour le foot.
Au retour d'un match important - gagné de fort belle manière - il me demanda, autour d'une limonade en notre cercle des sports, quelle tactique j'avais fait appliquer pour atteindre un si beau résultat.
Sur le ton de la plaisanterie, je lui répondis " Nous avons joué en " 6 - 4 - 2 "
Et depuis cet instant dans toutes ses conversations, il ne fut plus question que de ce fameux " 6 - 4 - 2 "
IL N'AVAIT PAS FAIT L'ADDITION...
Adieu l'Ami.
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Cet article est illustré par une photo de l'équipe à voir dans le site de "www. milianaville.com " et où vous entendrez une composition musicale dédiée aux joueurs écrite par le concepteur dudit site. Merci à lui.
"Dernier Souffle " Musique composée par MilianaVille aux Anciens Footballeurs et à leur Educateur